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Développement musculaire & performance

L'axe GH/IGF-1 : deux récepteurs, deux classes de composés, et pourquoi leur association est le sujet le plus documenté de la famille.

Cette famille regroupe les composés étudiés sur l'axe somatotrope — l'ensemble hypothalamus-hypophyse-foie qui régule la sécrétion d'hormone de croissance et la production d'IGF-1. Elle comprend les analogues du GHRH (CJC-1295, tésamoréline, sermoréline), les sécrétagogues de type GHRP agissant sur le récepteur de la ghréline (ipamoréline, GHRP-2, hexaréline) et les facteurs de croissance apparentés (IGF-1 LR3, PEG-MGF). Ces deux classes activent des récepteurs distincts, ce qui explique qu'elles soient fréquemment étudiées ensemble. Flacons lyophilisés, pureté HPLC vérifiée, certificat par lot. Recherche in vitro uniquement.

Ce que décrit la littérature

Axe GH / IGF-1

Les publications décrivent une stimulation pulsatile de la sécrétion d'hormone de croissance et une élévation secondaire de l'IGF-1.

Synthèse protéique

Sur cultures de myotubes, les études rapportent une activation des voies de prolifération et de différenciation myogénique.

Effets hors cible

La littérature relève une rétention hydrique et une variation de la sensibilité à l'insuline selon les doses testées.

Composés de cette famille

FlaconComposéDosagesPrixPureté
Flacon de IGF-1 LR3 1mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroIGF-1 LR31 mg170 €99,5 %
Flacon de PEG-MGF 2mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroPEG-MGF2 mg80 €99,3 %
Flacon de CJC-1295 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroCJC-12955 mg · 10 mg100 €99,4 %
Flacon de Ipamorelin 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroIpamorelin5 mg · 10 mg40 €99,6 %
Flacon de GHRP-2 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroGHRP-25 mg · 10 mg50 €99,2 %
Flacon de Hexarelin 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitroHexarelin5 mg120 €99,5 %

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'axe somatotrope ?

C'est la cascade hormonale qui contrôle la sécrétion d'hormone de croissance. L'hypothalamus libère du GHRH, qui stimule les cellules somatotropes de l'hypophyse antérieure ; celles-ci libèrent la GH par pulses ; la GH agit sur le foie, qui produit l'IGF-1, médiateur de la majorité des effets périphériques. Un second signal hypothalamique, la somatostatine, freine la libération. La sécrétion résultante est pulsatile, avec une amplitude maximale pendant le sommeil profond. Tous les composés de cette famille interviennent à un point ou un autre de cette cascade.

Quelle différence entre un GHRH et un GHRP ?

Ce sont deux classes distinctes agissant sur deux récepteurs différents. Un analogue de GHRH — CJC-1295, tésamoréline, sermoréline — se lie au récepteur GHRH-R et augmente la quantité de GH libérée par chaque cellule somatotrope : il amplifie l'amplitude du pulse. Un GHRP — ipamoréline, GHRP-2, GHRP-6 — se lie au récepteur GHS-R1a, celui de la ghréline, et augmente le nombre de cellules recrutées tout en réduisant le frein somatostatinergique. Le premier augmente l'intensité, le second augmente le recrutement.

Pourquoi ces deux classes sont-elles étudiées ensemble ?

Parce qu'elles activent des voies indépendantes et non redondantes. Quand un GHRH et un GHRP sont administrés simultanément, la littérature endocrinologique décrit une libération de GH nettement supérieure à la somme de ce que produirait chacun séparément — un effet supra-additif, et non simplement additif. C'est le cas de synergie le mieux documenté de toute la pharmacologie peptidique, décrit chez l'humain depuis les années 1980. C'est pour cette raison que la plupart des protocoles associent un composé de chaque classe.

Qu'est-ce que le DAC sur le CJC-1295 ?

DAC signifie Drug Affinity Complex. C'est un groupement maléimide ajouté à la molécule, qui se lie de façon covalente à l'albumine plasmatique. L'albumine servant de réservoir circulant, la demi-vie passe de quelques minutes à plusieurs jours. Conséquence pratique : le CJC-1295 avec DAC produit une élévation soutenue et continue de la GH, tandis que la version sans DAC — souvent appelée modified GRF (1-29) — conserve un profil pulsatile proche de la physiologie. Le choix entre les deux dépend de ce qu'on cherche à observer.

Pourquoi l'ipamoréline est-elle privilégiée parmi les GHRP ?

Pour sa sélectivité. Les GHRP de première génération, notamment le GHRP-6, activent aussi des voies qui élèvent le cortisol, la prolactine et l'appétit. L'ipamoréline est un pentapeptide dont la littérature rapporte une action sur la libération de GH sans effet significatif sur le cortisol ni sur la prolactine. Dans un protocole expérimental, cette sélectivité réduit le nombre de variables hormonales confondantes — c'est ce qui en fait le GHRP de référence pour les études d'association.

Qu'est-ce qui distingue le GHRP-2 des autres sécrétagogues ?

Son statut. Le GHRP-2, ou pralmoréline, est le seul GHRP enregistré comme médicament dans un pays — au Japon, comme épreuve diagnostique du déficit en hormone de croissance. Il en résulte une littérature clinique humaine dont les autres composés de la classe sont dépourvus. Sur le plan pharmacologique, il est plus puissant que le GHRP-6 sur la libération de GH et son effet orexigène est nettement moindre, mais il reste moins sélectif que l'ipamoréline quant au cortisol et à la prolactine.

Qu'est-ce que l'IGF-1 et pourquoi le mesure-t-on plutôt que la GH ?

L'IGF-1 est le médiateur produit par le foie sous l'effet de la GH. La raison pratique est méthodologique : la GH circulante est pulsatile, sa concentration varie d'un facteur dix en quelques minutes, un prélèvement isolé n'a donc guère de valeur. L'IGF-1, lui, présente une concentration stable sur vingt-quatre heures et reflète l'exposition intégrée à la GH sur plusieurs jours. C'est pour cela que la littérature l'utilise comme marqueur de référence de l'activité de l'axe.

Qu'est-ce que l'IGF-1 LR3 et en quoi diffère-t-il de l'IGF-1 natif ?

L'IGF-1 LR3 est un analogue portant deux modifications : une extension de treize acides aminés à l'extrémité N-terminale et une substitution en position 3. Ces changements réduisent fortement son affinité pour les protéines de liaison plasmatiques (IGFBP), qui séquestrent normalement la majeure partie de l'IGF-1 circulant. Une fraction libre plus élevée et une demi-vie allongée en découlent. C'est un outil expérimental qui court-circuite l'axe hypophysaire et agit directement au niveau du récepteur périphérique.

Qu'est-ce que le PEG-MGF ?

Le MGF (Mechano Growth Factor) est une variante d'épissage de l'IGF-1 exprimée localement dans le muscle après une contrainte mécanique. Sa demi-vie naturelle est de quelques minutes. La pégylation — l'ajout d'une chaîne de polyéthylène glycol — l'allonge considérablement. Contrairement à l'IGF-1, dont l'action est systémique, le MGF est étudié pour son rôle local dans l'activation des cellules satellites du muscle, les précurseurs impliqués dans la réparation des fibres.

La tésamoréline se distingue-t-elle des autres analogues de GHRH ?

Oui, par son niveau de preuve. C'est un analogue du GHRH de 44 acides aminés qui a fait l'objet d'essais cliniques de phase 3 et dispose d'une autorisation aux États-Unis dans une indication précise, la lipodystrophie associée au VIH. C'est le composé le plus documenté cliniquement de la famille. Sa demi-vie est courte, de l'ordre de la trentaine de minutes, ce qui donne un profil pulsatile là où le CJC-1295 avec DAC produit une élévation continue.

Que signifie « rétention hydrique » dans la littérature sur la GH ?

L'élévation de la GH modifie la balance sodée et provoque une rétention d'eau extracellulaire. Cliniquement, la littérature décrit des œdèmes périphériques, des paresthésies, et dans les modèles les plus documentés une compression du nerf médian au poignet. C'est un effet dose-dépendant et généralement réversible à l'arrêt. Dans une étude portant sur la composition corporelle, c'est une variable confondante majeure : une partie de la variation de masse mesurée est de l'eau, pas du tissu.

Faut-il tenir compte du moment d'administration ?

La littérature souligne que la sécrétion endogène de GH est maximale pendant le sommeil lent profond et qu'elle est inhibée par l'hyperglycémie et l'hyperinsulinémie. Les protocoles décrits tiennent donc compte de la fenêtre postprandiale, une administration en pleine digestion glucidique produisant une réponse atténuée. C'est un paramètre expérimental documenté, pas une recommandation d'usage.

Comment conserver ces composés ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte alors en années. Une fois reconstitué, entre 2 et 8 °C, avec une stabilité en solution variable selon le composé — de quelques jours pour les fragments courts à plusieurs semaines pour les analogues lipidés ou pégylés. Les cycles gel-dégel répétés sont à éviter dans tous les cas.

Ces composés figurent-ils sur la liste antidopage ?

Oui. Les analogues de GHRH, les sécrétagogues de GH, l'IGF-1 et ses variantes figurent à la section S2 de la liste de l'Agence mondiale antidopage, interdite en permanence, en compétition comme hors compétition. Ils sont détectables par les méthodes analytiques en vigueur. Information fournie à titre factuel.

Quelle pureté attendre sur cette famille ?

Chaque lot que nous distribuons est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et l'identité est confirmée par spectrométrie de masse. La valeur exacte du lot en stock figure sur la fiche produit et sur le certificat d'analyse, accessible sans inscription ni vérification d'adresse.

Quel composé choisir selon l'axe étudié ?

Pour la stimulation hypophysaire par la voie GHRH seule, un analogue de GHRH isolé. Pour la voie ghréline seule, un GHRP sélectif comme l'ipamoréline. Pour la synergie des deux voies — le cas le plus documenté — l'association d'un composé de chaque classe. Pour court-circuiter l'hypophyse et agir directement en périphérie, l'IGF-1 LR3. Pour la réparation locale du muscle, le PEG-MGF. Plus l'association est large, plus l'attribution d'un effet à une voie donnée devient délicate.

Réservé à la recherche in vitro. Non destiné à la consommation humaine ou animale, ni à un usage diagnostique, thérapeutique ou cosmétique.
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