Standard Peptide
Développement musculaire & performance

Hexareline : le plus puissant des GHRP peptidiques

L'hexareline est un hexapeptide de synthèse, variante méthylée du GHRP-6, décrite comme le plus puissant sécrétagogue peptidique de l'hormone de croissance, avec une seconde cible cardiaque.

Flacon de Hexarelin 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

L'hexarelin est un hexapeptide dont l'affinité pour le récepteur CD36 explique l'intérêt des travaux cardiovasculaires qui lui sont consacrés.

Dosages disponibles5 mg
Prix5 mg — 120 €
Pureté HPLC99,5 %
Numéro de lotSP-2409-HEX
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique6 aa
Masse molaire≈ 887 g/mol
Cibles moléculaires2 récepteurs
Pureté du lot≥ 99 % (HPLC)
Différence avec le GHRP-61 méthyle

Hexapeptide amidé, variante méthylée du GHRP-6 sur le tryptophane en position 2.

Environ 14 unités de plus que le GHRP-6 — écart correspondant au groupement méthyle ajouté.

GHS-R1a pour la libération de GH, CD36 pour les effets cardiaques — une dualité propre au composé.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité confirmée par spectrométrie de masse, certificat publié en clair.

Un seul groupement méthyle sépare les deux composés — d'où la nécessité d'une confirmation par masse.

Repères

Classe pharmacologique — GHRP puissant

L'hexareline se lie au GHS-R1a avec une affinité supérieure à celle du GHRP-6, dont elle dérive. La littérature la décrit comme le plus puissant des GHRP peptidiques sur la libération de GH. Cette puissance a un coût, sous forme d'effets annexes et de désensibilisation.

Identité moléculaire — 6 acides aminés

Séquence His-D-2-méthyl-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH₂, masse molaire d'environ 887 g/mol. Elle ne diffère du GHRP-6 que par la méthylation du tryptophane en position 2 — un groupement méthyle, soit quatorze unités de masse, pour un gain d'affinité substantiel.

Seconde cible — Récepteur CD36

L'hexareline se lie également au CD36, récepteur éboueur exprimé sur le tissu cardiaque et les macrophages. Cette seconde cible, absente des autres GHRP, fonde les travaux sur ses effets cardiovasculaires indépendants de la GH — un axe de recherche propre au composé.

Contrainte majeure — Désensibilisation

La littérature décrit une atténuation progressive de la réponse en administration répétée. C'est un paramètre déterminant pour la conception de tout protocole longitudinal et une différence nette avec les composés moins puissants, chez lesquels ce phénomène est moins marqué.

Effets annexes — Cortisol et ACTH

Comme les GHRP de première génération, l'hexareline élève le cortisol et l'ACTH. Ces variations hormonales concomitantes constituent des variables confondantes dans toute étude portant sur l'axe somatotrope.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — puissance sur le GHS-R1a · Effet de la méthylation

La méthylation du tryptophane en position 2 augmente l'affinité du peptide pour le récepteur de la ghréline. Le groupement méthyle modifie la géométrie locale de la chaîne et renforce les interactions hydrophobes avec la poche de liaison. Le résultat est que l'hexareline est décrite comme le plus puissant des GHRP peptidiques sur la libération de GH — une démonstration de ce qu'une modification chimique minime peut produire sur l'affinité d'un ligand.

Axe 2 — récepteur CD36 · Voie cardiaque indépendante de la GH

Le CD36 est un récepteur éboueur exprimé sur les cardiomyocytes, l'endothélium et les macrophages, impliqué dans le transport des acides gras et la reconnaissance de lipoprotéines oxydées. L'hexareline s'y lie, contrairement aux autres GHRP. Cette seconde cible fonde une littérature propre sur ses effets cardiovasculaires, décrits comme indépendants de l'élévation de GH — un axe de recherche qui n'a pas d'équivalent dans le reste de la classe.

Axe 3 — désensibilisation · Atténuation de la réponse dans le temps

L'exposition répétée au composé entraîne une atténuation progressive de la libération de GH obtenue. Le mécanisme fait intervenir l'internalisation du récepteur et un découplage de la signalisation en aval, phénomène classique pour les récepteurs couplés aux protéines G sous stimulation intense et prolongée. C'est une contrainte de conception majeure : un protocole longitudinal doit intégrer cette atténuation, faute de quoi ses résultats tardifs seront ininterprétables.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle retenu relie la méthylation du tryptophane à une affinité accrue pour le GHS-R1a, donc à la puissance la plus élevée de la classe sur la libération de GH, tout en documentant une seconde cible, le CD36, à l'origine d'effets cardiovasculaires décrits comme indépendants de l'axe somatotrope. Cette dualité de cibles est ce qui distingue le composé, mais elle complique aussi l'attribution des effets observés. Deux réserves importantes accompagnent cette lecture. La désensibilisation du récepteur en administration répétée limite la portée des protocoles longitudinaux et rend les comparaisons entre études difficiles selon leur durée. L'élévation du cortisol et de l'ACTH constitue par ailleurs une variable confondante dans toute étude de l'axe somatotrope. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur les sécrétagogues ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur Hexarelin

Repères de recherche sur l'hexareline : identité moléculaire, méthylation et affinité, récepteur CD36, désensibilisation, comparaison avec le GHRP-6 et l'ipamoréline, conservation et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que l'hexareline ?

Un hexapeptide de synthèse de séquence His-D-2-méthyl-Trp-Ala-Trp-D-Phe-Lys-NH₂, également appelée examoréline, d'une masse molaire d'environ 887 g/mol. C'est une variante méthylée du GHRP-6, décrite comme le plus puissant des GHRP peptidiques. La forme distribuée ici est un lyophilisat destiné à la recherche in vitro.

Quelle différence exacte avec le GHRP-6 ?

Un seul groupement méthyle, porté par le tryptophane en position 2, soit environ quatorze unités de masse. Cette modification minime augmente sensiblement l'affinité pour le récepteur et fait de l'hexareline le plus puissant des GHRP peptidiques. C'est une illustration nette de l'importance de la structure fine en pharmacologie.

Pourquoi la méthylation augmente-t-elle l'affinité ?

Le groupement méthyle modifie la géométrie locale de la chaîne peptidique et renforce les interactions hydrophobes avec la poche de liaison du récepteur. Un ligand qui s'ajuste mieux à sa cible s'y lie plus fortement et plus durablement. Ce type d'optimisation par ajout de petits groupements est une pratique courante en chimie médicinale.

Qu'est-ce que le récepteur CD36 ?

Un récepteur éboueur exprimé sur les cardiomyocytes, l'endothélium et les macrophages, impliqué dans le transport des acides gras et la reconnaissance des lipoprotéines oxydées. L'hexareline s'y lie, contrairement aux autres GHRP. Cette seconde cible fonde une littérature propre sur ses effets cardiovasculaires, décrits comme indépendants de l'élévation de GH.

Qu'est-ce que la désensibilisation du récepteur ?

L'atténuation progressive de la réponse sous exposition répétée. Le mécanisme fait intervenir l'internalisation du récepteur, retiré de la surface cellulaire, et un découplage de sa signalisation en aval. C'est un phénomène classique pour les récepteurs couplés aux protéines G sous stimulation intense et prolongée, particulièrement marqué avec un agoniste puissant.

Quelles conséquences pour un protocole d'étude ?

Des conséquences majeures. Un protocole longitudinal doit intégrer l'atténuation de la réponse, faute de quoi les mesures tardives seront ininterprétables — une réduction d'effet pourra être attribuée à tort à un autre facteur. Cela rend également difficile la comparaison entre études de durées différentes, ce qui est une limite structurelle du dossier.

Quelle différence avec l'ipamoréline ?

L'ipamoréline est moins puissante mais nettement plus sélective : pas d'élévation significative du cortisol ni de la prolactine, et une désensibilisation moins marquée. L'hexareline offre une puissance supérieure au prix d'effets annexes et d'une atténuation dans le temps. Le choix dépend de la question posée : puissance ponctuelle ou stabilité longitudinale.

Pourquoi élève-t-elle le cortisol et l'ACTH ?

Comme les GHRP de première génération, elle recrute les voies intracellulaires de manière moins spécifique que l'ipamoréline, ce qui active des populations cellulaires hypophysaires au-delà des seules somatotropes. Ces effets sont dose-dépendants et constituent des variables confondantes dans toute étude portant sur l'axe somatotrope.

Pourquoi l'associer à un analogue de GHRH ?

Parce que les deux composés agissent sur des récepteurs indépendants. L'analogue de GHRH amplifie la quantité de GH libérée par cellule ; l'hexareline augmente le nombre de cellules recrutées et réduit le frein somatostatinergique. Leur activation simultanée produit une libération supra-additive, la synergie la mieux documentée du domaine.

Son développement clinique a-t-il abouti ?

Non. L'hexareline a été évaluée dans plusieurs contextes, notamment cardiaques et endocriniens, sans obtenir d'autorisation de mise sur le marché. Le phénomène de désensibilisation et les effets endocriniens annexes ont contribué à cet échec. Elle reste un outil de recherche pertinent, en particulier pour l'étude de la voie CD36.

Quel est l'intérêt de la double cible ?

Elle permet d'étudier des effets cardiovasculaires dissociés de l'élévation de GH — question autrement difficile à aborder, puisque la GH elle-même a des effets cardiaques. Un composé qui agit sur les deux voies séparément offre un levier expérimental unique. C'est l'argument principal en faveur de l'hexareline malgré ses limites.

Comment reconstituer l'hexareline lyophilisée ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter. La solution obtenue doit être limpide et incolore ; toute turbidité ou particule en suspension indique un problème.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 5 mg reconstitué avec 2 mL donne 2,5 mg/mL ; avec 1 mL, il donne 5 mg/mL. Les volumes usuels en laboratoire vont de 1 à 3 mL. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver l'hexareline ?

Lyophilisée et scellée, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte en années. Reconstituée, entre 2 et 8 °C, avec une stabilité de l'ordre de deux semaines. Les peptides courts sont plus sensibles à l'hydrolyse en solution, même protégés par des résidus de configuration D.

Quelle pureté présente l'hexareline Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et son identité est confirmée par spectrométrie de masse. Le certificat du lot en stock est publié en clair sur cette page, sans inscription ni vérification d'adresse.

Comment la distinguer analytiquement du GHRP-6 ?

Par la spectrométrie de masse. Les deux composés ne diffèrent que par un groupement méthyle, soit environ quatorze unités de masse, écart parfaitement mesurable. Leurs comportements chromatographiques sont en revanche très voisins et la seule HPLC peut ne pas les séparer de façon fiable. C'est un cas où la confirmation par masse est indispensable.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le Hexareline distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

L'hexareline ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni ailleurs. Son développement clinique n'a pas abouti. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Les sécrétagogues de l'hormone de croissance figurent à la section S2 de la liste de l'Agence mondiale antidopage, interdite en permanence, en compétition comme hors compétition, et sont détectables par les méthodes analytiques en vigueur. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

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