Standard Peptide
Métabolisme, perte de poids & GLP-1

Rétatrutide (LY3437943) : le triple agoniste GIP, GLP-1 et glucagon

Le rétatrutide est un peptide de synthèse acylé, agoniste unique des récepteurs du GIP, du GLP-1 et du glucagon, étudié pour l'effet métabolique de cette triple activation.

Flacon de Rétatrutide 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

Le rétatrutide combine l'agonisme du GIP, du GLP-1 et du récepteur du glucagon, cette troisième voie augmentant la dépense énergétique dans les modèles animaux.

Dosages disponibles5 mg · 10 mg · 20 mg · 30 mg · 40 mg
Prix5 mg — 45 € · 10 mg — 70 € · 20 mg — 120 € · 30 mg — 160 € · 40 mg — 190 €
Pureté HPLC99,7 %
Numéro de lotSP-2409-RET
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Cibles moléculaires3 récepteurs
Longueur peptidique39 aa
Demi-vie plasmatique≈ 6 jours
Pureté du lot≥ 99 % (HPLC)
Durée de la phase 248 semaines

GIPR, GLP-1R et GCGR activés par une molécule unique. Chaque récepteur supplémentaire ajoute un axe d'action et une variable à contrôler dans un protocole expérimental.

Squelette dérivé du GIP humain, modifié par substitutions et acylé par une chaîne d'acide gras assurant la liaison à l'albumine.

Valeur décrite dans les travaux de phase 1, compatible avec une administration hebdomadaire dans les protocoles publiés.

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse et son identité confirmée par spectrométrie de masse. Certificat publié en clair sur cette fiche.

Essai randomisé contrôlé contre placebo publié en 2023, principal jeu de données cliniques disponible sur le composé à ce jour.

Repères

Classe pharmacologique — Triple agoniste

Le rétatrutide active trois récepteurs couplés aux protéines G : GIPR, GLP-1R et GCGR. Les agonistes simples n'en activent qu'un, les doubles agonistes deux. Cette troisième composante, le récepteur du glucagon, est ce qui distingue le composé de l'ensemble de la classe incrétine et fonde l'essentiel de l'intérêt qu'il suscite en recherche métabolique.

Identité moléculaire — 39 acides aminés

Le squelette dérive de la séquence du GIP humain, modifié par substitutions pour porter l'activité sur les trois récepteurs. Une chaîne d'acide gras greffée sur la molécule assure sa liaison réversible à l'albumine plasmatique. Le code de développement LY3437943 identifie le composé dans la littérature clinique.

Pharmacocinétique — T½ ≈ 6 jours

La demi-vie plasmatique décrite dans les publications de phase 1 est de l'ordre de six jours, ce qui correspond à un schéma d'administration hebdomadaire dans les protocoles cliniques. Cette durée résulte directement de l'acylation : liée à l'albumine, la molécule échappe à la filtration rénale et à la dégradation peptidasique rapide.

Composante glucagon — Dépense énergétique

Le glucagon est classiquement hyperglycémiant, ce qui rend son agonisme contre-intuitif dans ce contexte. La logique décrite est qu'il augmente la dépense énergétique de repos et la lipolyse hépatique, tandis que les composantes GIP et GLP-1 compensent l'effet sur la glycémie. L'équilibre entre les trois activités est le paramètre critique du composé.

Maturité des données — Phase 3 en cours

Le rétatrutide est le moins documenté des agonistes incrétines. Les résultats de phase 2 ont été publiés en 2023 ; le programme de phase 3 est en cours et aucune donnée de résultat à long terme n'est disponible. Aucune autorisation de mise sur le marché n'existe, dans aucun pays.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — récepteur du GLP-1 · Insulinosécrétion et satiété

L'activation du GLP-1R sur les cellules bêta pancréatiques élève l'AMP cyclique et potentialise la sécrétion d'insuline de façon glucose-dépendante : l'effet s'éteint en dessous d'un seuil glycémique, ce qui distingue les incrétines des sécrétagogues classiques. Des récepteurs GLP-1 sont par ailleurs exprimés dans le noyau arqué de l'hypothalamus et le noyau du tractus solitaire, structures qui intègrent les signaux de satiété. Cette composante centrale s'ajoute au ralentissement de la vidange gastrique, lui-même responsable des effets digestifs rapportés dans la littérature clinique.

Axe 2 — récepteur du GIP · Voie incrétine complémentaire

Le GIPR est exprimé sur les adipocytes et dans plusieurs structures du système nerveux central. Son rôle exact dans les effets métaboliques observés reste l'un des points les plus débattus de la littérature : des travaux plaident pour l'agonisme, d'autres pour l'antagonisme du même récepteur, avec des résultats convergents sur le critère de poids. Cette controverse n'est pas tranchée et constitue une limite d'interprétation qui s'applique au rétatrutide comme au tirzépatide. La co-activation GIP et GLP-1 est décrite comme produisant un effet supérieur à celui du GLP-1 seul.

Axe 3 — récepteur du glucagon · Dépense énergétique et foie

C'est la composante distinctive. L'activation du GCGR hépatique stimule la lipolyse et augmente la dépense énergétique de repos, deux mécanismes absents des agonistes simples et doubles. Le glucagon élevant par ailleurs la glycémie, son agonisme doit être compensé par les deux composantes incrétines : le rapport d'activité entre les trois récepteurs conditionne donc directement la fenêtre expérimentale du composé. Cet équilibre pharmacologique est ce qui rend le rétatrutide difficile à concevoir et intéressant à étudier.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle actuellement retenu relie l'agonisme GLP-1 à la satiété et à l'insulinosécrétion glucose-dépendante, l'agonisme GIP à une potentialisation incrétine dont le sens reste discuté, et l'agonisme glucagon à une augmentation de la dépense énergétique et de la lipolyse hépatique. Cette lecture offre une continuité entre les propriétés de liaison mesurées in vitro et les critères métaboliques observés en clinique, sans établir que chaque composante contribue dans la même proportion, ni dans chaque tissu, ni chez chaque sujet. Les essais publiés à ce jour ne comportent pas les bras comparateurs mono- et bi-agonistes qui permettraient d'attribuer formellement un effet observé à une voie donnée. La perte de masse non grasse rapportée sous agonistes incrétines s'applique également à cette classe et fait l'objet de travaux en cours. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur la co-activation des récepteurs métaboliques ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur Rétatrutide

Repères de recherche sur le rétatrutide : identité moléculaire, triple agonisme, pharmacocinétique, essais cliniques, comparaison avec les autres incrétines, réglementation et limites du niveau de preuve.

Qu'est-ce que le rétatrutide ?

Un peptide de synthèse de 39 acides aminés, acylé, qui active trois récepteurs distincts : celui du GIP, celui du GLP-1 et celui du glucagon. Il est identifié dans la littérature clinique sous le code de développement LY3437943. C'est le premier composé de sa classe à porter simultanément ces trois activités sur une molécule unique, ce qui en fait un objet d'étude de la co-activation des récepteurs métaboliques.

D'où vient le terme « triple agoniste » ?

Il décrit le nombre de récepteurs activés par une seule molécule. Un agoniste simple, comme le sémaglutide, n'active que le récepteur du GLP-1. Un double agoniste, comme le tirzépatide, active le GIP et le GLP-1. Le rétatrutide y ajoute le récepteur du glucagon. La progression n'est pas qu'arithmétique : chaque récepteur supplémentaire ouvre un axe d'action différent et rend l'attribution d'un effet observé à une voie donnée plus difficile.

Quelle est la structure du rétatrutide ?

Le squelette dérive de la séquence du GIP humain, modifié par plusieurs substitutions d'acides aminés pour porter l'activité sur les trois récepteurs. Une chaîne d'acide gras est greffée sur la molécule et assure sa liaison réversible à l'albumine plasmatique. C'est cette acylation, et non la séquence peptidique elle-même, qui explique la demi-vie longue du composé.

Pourquoi activer le récepteur du glucagon ?

C'est le point le plus contre-intuitif du composé. Le glucagon est l'hormone antagoniste de l'insuline : il élève la glycémie en mobilisant les réserves hépatiques. La logique décrite dans la littérature est que son agonisme augmente la dépense énergétique de repos et stimule la lipolyse hépatique, deux mécanismes absents des agonistes incrétines simples, tandis que les composantes GIP et GLP-1 compensent l'effet hyperglycémiant. L'équilibre entre les trois activités est le paramètre critique.

Quelle est la demi-vie du rétatrutide ?

De l'ordre de six jours selon les travaux de phase 1 publiés, ce qui correspond au schéma d'administration hebdomadaire retenu dans les protocoles cliniques. Cette durée résulte de la liaison à l'albumine assurée par la chaîne d'acide gras : le complexe échappe à la filtration rénale et à la dégradation par les peptidases plasmatiques, notamment la DPP-4.

Que montrent les données de phase 2 ?

Un essai randomisé contrôlé contre placebo d'une durée de 48 semaines a été publié en 2023 dans une revue médicale de premier plan. Il rapporte une réduction pondérale dose-dépendante, d'une ampleur supérieure à celle décrite pour les agonistes simples et doubles dans des essais comparables. La prudence s'impose sur ce point : il s'agit de comparaisons indirectes entre essais distincts, et non d'un essai comparatif direct.

Quelle différence entre rétatrutide, tirzépatide et sémaglutide ?

Le nombre de récepteurs activés. Le sémaglutide agit sur le seul récepteur GLP-1. Le tirzépatide ajoute le récepteur GIP. Le rétatrutide ajoute encore celui du glucagon. Leur niveau de preuve diffère tout autant : le sémaglutide dispose de données de résultats cardiovasculaires à long terme, le tirzépatide d'un programme de phase 3 étendu, le rétatrutide de données de phase 2 et d'un programme de phase 3 en cours.

Le rôle du récepteur GIP fait-il consensus ?

Non, et c'est une controverse importante de la littérature métabolique. Des travaux plaident pour l'agonisme du GIPR, d'autres pour son antagonisme, et les deux approches rapportent des effets favorables sur le poids. Cette contradiction apparente n'est pas résolue ; une hypothèse avancée est une désensibilisation du récepteur sous agonisme prolongé, qui produirait fonctionnellement le même résultat qu'un blocage. Elle reste à démontrer.

Qu'entend-on par « sécrétion d'insuline glucose-dépendante » ?

Le composé ne déclenche la libération d'insuline que lorsque la glycémie est élevée ; en dessous d'un certain seuil, l'effet insulinotrope s'éteint. C'est la propriété qui distingue fondamentalement les incrétines des sulfamides hypoglycémiants, lesquels stimulent l'insuline indépendamment du niveau de glucose. Elle explique le profil relativement favorable de cette classe sur le risque d'hypoglycémie décrit dans la littérature.

Que sait-on de la perte de masse maigre ?

La littérature rapporte qu'une part de la masse perdue sous agoniste incrétine est de la masse non grasse — muscle, eau, tissu conjonctif — dans des proportions variables selon le modèle, la durée et le protocole. Cette observation s'applique à la classe entière, rétatrutide compris. C'est devenu un axe de recherche à part entière, plusieurs travaux explorant l'association d'un agoniste incrétine avec un composé préservant la masse maigre. La question n'est pas tranchée.

Quels effets indésirables sont décrits dans les essais ?

Les effets rapportés dans les essais publiés sur cette classe sont majoritairement digestifs — nausées, vomissements, diarrhée, constipation — d'intensité généralement légère à modérée, dose-dépendants et plus fréquents en phase d'augmentation de dose. Ils sont attribués au ralentissement de la vidange gastrique. Ces données concernent le composé en développement clinique et ne décrivent en rien le réactif de laboratoire vendu sur cette page.

Comment reconstituer le rétatrutide lyophilisé ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, puis injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter : l'agitation crée un cisaillement mécanique qui dénature la chaîne peptidique. La solution obtenue doit être limpide et incolore ; toute turbidité ou particule en suspension indique un problème.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Aucun volume n'est imposé : le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 10 mg reconstitué avec 2 mL donne 5 mg/mL ; le même flacon avec 1 mL donne 10 mg/mL. Les volumes usuels en laboratoire vont de 1 à 3 mL. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur de reconstitution effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver le rétatrutide ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte alors en années. Une fois reconstitué, entre 2 et 8 °C, à l'abri de la lumière, avec une stabilité en solution de l'ordre de deux à quatre semaines — les analogues acylés résistent mieux en solution que les peptides courts. Les cycles de congélation-décongélation répétés sont à proscrire : chacun dégrade une fraction du peptide.

Quelle pureté présente le rétatrutide Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et son identité est confirmée par spectrométrie de masse. Le certificat d'analyse du lot en stock est publié en clair sur cette page, sans inscription ni vérification d'adresse : la traçabilité n'a de valeur que si elle est immédiatement vérifiable. Le certificat documente également la teneur en endotoxines.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Le rétatrutide est le composé le moins documenté de sa classe. Les données publiées portent sur des durées limitées, sans résultat à long terme ni donnée de morbi-mortalité. Aucun essai ne comporte les bras mono- et bi-agonistes qui permettraient d'attribuer les effets observés à une composante précise. Les comparaisons avec le sémaglutide ou le tirzépatide sont indirectes, entre essais de populations et de protocoles différents. Enfin, la sécurité à long terme d'un agonisme chronique du récepteur du glucagon n'est pas établie.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le rétatrutide lyophilisé distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée clinique citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés sur le composé en développement et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

Le rétatrutide ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni aux États-Unis. Il s'agit d'un composé en cours d'évaluation clinique. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon de 10 mg et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Au regard de la réglementation antidopage, les substances pharmacologiques dépourvues d'autorisation de mise sur le marché relèvent par défaut de la catégorie S0 de la liste de l'Agence mondiale antidopage. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun de consulter la version en vigueur auprès de l'autorité compétente. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

RESTER INFORMÉ

Arrivages, résultats HPLC et nouveaux guides

Laissez votre e-mail : vous recevez un code cadeau valable sur votre première commande, puis une lettre par mois sur les arrivages, les résultats d'analyse des derniers lots et les nouveaux guides. Désinscription en un clic, aucune adresse cédée ni revendue.

Une question sur un lot, une dilution ou une commande : Telegram @standardpep — réponse rapide, sans engagement.