Standard Peptide
Métabolisme, perte de poids & GLP-1

AOD-9604 : le fragment lipolytique de l'hormone de croissance

L'AOD-9604 est un fragment C-terminal modifié de l'hormone de croissance humaine, conçu pour isoler l'activité sur le métabolisme lipidique en écartant l'action sur le récepteur somatotrope.

Flacon de AOD-9604 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

L'AOD-9604 reprend les acides aminés 176 à 191 de l'hormone de croissance avec une tyrosine ajoutée, séquence associée à la lipolyse sans effet sur l'IGF-1.

Dosages disponibles5 mg
Prix5 mg — 110 €
Pureté HPLC99,4 %
Numéro de lotSP-2409-AOD
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique17 aa
Masse molaire≈ 1 815 g/mol
Protéine parente191 aa (hGH)
Pureté du lot≥ 98 % (HPLC)
Cible moléculaire0 récepteur connu

Résidus 176-191 de la hGH, plus une tyrosine N-terminale ajoutée pour la stabilité.

Valeur du fragment modifié ; la spectrométrie de masse le distingue du fragment 176-191 natif.

La somatotropine humaine complète, dont l'AOD-9604 ne reprend qu'une région C-terminale.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité confirmée par spectrométrie de masse, certificat publié en clair.

Non formellement identifiée — limite majeure de la caractérisation du composé.

Repères

Hypothèse fondatrice — Dissociation fonctionnelle

Le postulat est que le domaine lipolytique de la GH est structurellement séparable de son domaine de liaison au récepteur. Le fragment reproduirait donc l'effet sur le métabolisme des graisses sans élévation de l'IGF-1 ni les effets somatotropes associés. C'est une hypothèse élégante — et c'est aussi le point faible du dossier.

Identité moléculaire — 17 acides aminés

Résidus 176 à 191 de la somatotropine humaine, soit seize acides aminés, auxquels une tyrosine a été ajoutée à l'extrémité N-terminale pour la stabilité. Masse molaire d'environ 1 815 g/mol. C'est cette tyrosine qui distingue l'AOD-9604 du fragment 176-191 natif.

Effet sur l'IGF-1 — Non décrit

Le fragment n'active pas le récepteur de la GH, ce qui est précisément l'objectif de sa conception. Aucune élévation de l'IGF-1 n'est donc attendue ni rapportée — différence fondamentale avec les sécrétagogues et les analogues de GHRH.

Limite majeure — Récepteur non identifié

Le récepteur médiant l'effet lipolytique décrit n'a pas été formellement identifié. Sans cible moléculaire établie, les mécanismes proposés conservent une part conjecturale, quels que soient les effets observés.

Niveau de preuve — Essais décevants

Les résultats des essais cliniques publiés sont mitigés et n'ont pas confirmé l'ampleur des effets rapportés en préclinique. C'est une donnée essentielle du dossier, systématiquement omise par les distributeurs, et qu'il faut connaître avant de retenir ce composé comme comparateur.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — hypothèse de dissociation · Séparer lipolyse et somatotropie

L'hormone de croissance produit à la fois des effets somatotropes, médiés par l'IGF-1 hépatique, et des effets directs sur le métabolisme lipidique. L'hypothèse fondatrice de l'AOD-9604 est que ces deux activités résident dans des régions structurellement distinctes de la molécule, et qu'un fragment C-terminal isolé porterait la seconde sans la première. Si elle était validée, cette dissociation offrirait un outil expérimental précieux pour départager deux effets autrement inséparables.

Axe 2 — métabolisme adipocytaire · Lipolyse et lipogenèse

La littérature préclinique décrit une action sur les adipocytes, avec stimulation de la lipolyse — la mobilisation des triglycérides stockés — et inhibition de la lipogenèse, leur synthèse. Ces observations sont cohérentes avec les effets métaboliques connus de la GH entière. Le point critique est ailleurs : le récepteur ou la cible moléculaire par lequel le fragment produirait ces effets n'a pas été formellement identifié, ce qui laisse le mécanisme incomplet.

Axe 3 — confrontation clinique · Résultats mitigés et écart préclinique

Le composé a fait l'objet d'essais cliniques dont les résultats publiés n'ont pas confirmé l'ampleur des effets observés en préclinique. C'est un cas de figure fréquent en pharmacologie et instructif : un mécanisme plausible et des données animales encourageantes ne garantissent pas une efficacité chez l'humain. Cette information appartient au dossier scientifique du composé au même titre que les données favorables, et son omission systématique par les distributeurs est en soi révélatrice.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle proposé repose sur l'hypothèse d'une dissociation structurale entre le domaine lipolytique de l'hormone de croissance et son domaine de liaison au récepteur, permettant d'isoler l'effet métabolique. Les données précliniques décrivent une stimulation de la lipolyse et une inhibition de la lipogenèse sur les adipocytes, sans élévation de l'IGF-1. Deux réserves majeures affaiblissent cette lecture. Le récepteur ou la cible moléculaire médiant l'effet n'a pas été formellement identifié, ce qui laisse le mécanisme incomplet. Et les essais cliniques publiés n'ont pas confirmé l'ampleur des effets précliniques, écart qui constitue la donnée la plus importante du dossier. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur le métabolisme lipidique ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur AOD-9604

Repères de recherche sur l'AOD-9604 : identité moléculaire, hypothèse de dissociation, métabolisme adipocytaire, résultats cliniques réels, différence avec le fragment 176-191, conservation et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que l'AOD-9604 ?

Un fragment de l'hormone de croissance humaine correspondant aux résidus 176 à 191, auquel une tyrosine a été ajoutée à l'extrémité N-terminale. Il compte 17 acides aminés pour une masse molaire d'environ 1 815 g/mol. Il est étudié pour une action sur le métabolisme lipidique. La forme distribuée ici est destinée à la recherche in vitro.

Quelle différence avec le fragment 176-191 ?

Une tyrosine ajoutée à l'extrémité N-terminale. Le fragment 176-191 natif compte seize acides aminés, l'AOD-9604 dix-sept. Cette addition vise à améliorer la stabilité de la molécule. Les deux composés sont fréquemment confondus dans le commerce alors qu'ils diffèrent d'un résidu, et donc de masse moléculaire.

Sur quelle hypothèse repose sa conception ?

Sur l'idée que le domaine lipolytique de l'hormone de croissance est structurellement séparable de son domaine de liaison au récepteur. Un fragment C-terminal isolé porterait donc l'effet sur le métabolisme des graisses sans les effets somatotropes ni l'élévation de l'IGF-1. C'est une hypothèse élégante, mais qui n'a pas été confirmée cliniquement.

Élève-t-il l'IGF-1 ?

Non, et c'est précisément l'objectif de sa conception. Le fragment n'active pas le récepteur de l'hormone de croissance, donc la cascade hépatique qui produit l'IGF-1 n'est pas sollicitée. C'est la différence fondamentale avec les sécrétagogues et les analogues de GHRH, dont tout l'effet passe au contraire par cette voie.

Quel est son récepteur ?

Il n'a pas été formellement identifié, et c'est la limite majeure de la caractérisation du composé. Des effets sont décrits sur les adipocytes, mais le point d'entrée moléculaire reste inconnu. Sans cible établie, les mécanismes proposés conservent une part conjecturale, même lorsque les observations sont reproductibles.

Que disent réellement les essais cliniques ?

Leurs résultats publiés sont mitigés et n'ont pas confirmé l'ampleur des effets rapportés en préclinique. C'est la donnée la plus importante du dossier, et elle est systématiquement omise par les distributeurs. Un mécanisme plausible et des données animales encourageantes ne garantissent pas une efficacité chez l'humain.

Qu'est-ce que la lipolyse ?

La mobilisation des triglycérides stockés dans les adipocytes, hydrolysés en acides gras libres et glycérol qui rejoignent la circulation. C'est le processus par lequel les réserves lipidiques sont rendues disponibles comme substrat énergétique. Son opposé est la lipogenèse, la synthèse et le stockage des triglycérides.

Pourquoi la GH entière n'est-elle pas utilisée à la place ?

Parce qu'elle produit simultanément des effets somatotropes — élévation de l'IGF-1, rétention hydrique, altération de la sensibilité à l'insuline — qui constituent des variables confondantes majeures dans une étude portant spécifiquement sur le métabolisme lipidique. L'intérêt d'un fragment dissocié, s'il fonctionnait, serait précisément d'écarter ces variables.

Le composé est-il détectable en contrôle antidopage ?

Les fragments et facteurs apparentés à l'hormone de croissance figurent à la section S2 de la liste de l'Agence mondiale antidopage, interdite en permanence. Cette information est fournie à titre factuel ; la liste est révisée chaque année et il appartient à chacun de consulter la version en vigueur.

Faut-il le retenir comme comparateur expérimental ?

C'est à évaluer au regard de l'écart entre données précliniques et cliniques. Le composé reste pertinent pour étudier l'hypothèse de dissociation elle-même, qui est une question mécanistique légitime. Il l'est moins comme référence d'efficacité métabolique, faute de confirmation clinique de son activité.

Quelle différence avec les agonistes incrétines ?

Tout les sépare. Les agonistes incrétines agissent sur des récepteurs identifiés, par une signalisation caractérisée, avec des données cliniques abondantes. L'AOD-9604 vise un mécanisme différent, sans récepteur connu et sans confirmation clinique. Les rapprocher sur la seule base d'un effet métabolique supposé serait trompeur.

Comment reconstituer l'AOD-9604 lyophilisé ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter. La solution obtenue doit être limpide et incolore ; toute turbidité ou particule en suspension indique un problème.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 5 mg reconstitué avec 2 mL donne 2,5 mg/mL ; avec 1 mL, il donne 5 mg/mL. Les volumes usuels en laboratoire vont de 1 à 3 mL. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver l'AOD-9604 ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte en années. Reconstitué, entre 2 et 8 °C, avec une stabilité de l'ordre de deux semaines. Les cycles de congélation-décongélation répétés dégradent chacun une fraction du peptide et sont à proscrire.

Quelle pureté présente l'AOD-9604 Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 % et son identité confirmée par spectrométrie de masse. Cette confirmation est ici particulièrement utile : elle permet de vérifier la présence de la tyrosine N-terminale qui distingue l'AOD-9604 du fragment 176-191 natif.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Trois limites se cumulent. Le récepteur n'est pas identifié, ce qui laisse le mécanisme incomplet. Les essais cliniques n'ont pas confirmé les données précliniques. Enfin, l'hypothèse de dissociation fonctionnelle sur laquelle repose tout le dossier n'a jamais été formellement validée. C'est un composé dont le récit commercial est nettement plus solide que le dossier scientifique.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le AOD-9604 distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

L'AOD-9604 ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché comme médicament, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni ailleurs. Son développement clinique n'a pas abouti. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Les fragments et facteurs de croissance apparentés à l'hormone de croissance figurent à la section S2 de la liste de l'Agence mondiale antidopage, interdite en permanence. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun d'en consulter la version en vigueur. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

RESTER INFORMÉ

Arrivages, résultats HPLC et nouveaux guides

Laissez votre e-mail : vous recevez un code cadeau valable sur votre première commande, puis une lettre par mois sur les arrivages, les résultats d'analyse des derniers lots et les nouveaux guides. Désinscription en un clic, aucune adresse cédée ni revendue.

Une question sur un lot, une dilution ou une commande : Telegram @standardpep — réponse rapide, sans engagement.