Standard Peptide
Métabolisme, perte de poids & GLP-1

Cagrilintide : l'analogue d'amyline à action prolongée

Le cagrilintide est un analogue acylé de l'amyline humaine, modifié pour supprimer sa tendance à l'agrégation en fibrilles, étudié pour une voie de satiété indépendante du GLP-1.

Flacon de Cagrilintide 5mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

Le cagrilintide est un analogue de l'amyline qui agit sur les récepteurs de la calcitonine et de l'amyline, souvent étudié en co-administration avec un agoniste GLP-1.

Dosages disponibles5 mg · 10 mg
Prix5 mg — 70 € · 10 mg — 120 €
Pureté HPLC98,6 %
Numéro de lotSP-2409-CAG
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique32 aa
Récepteurs possibles3 complexes
Agrégation supprimée0 fibrilles
Pureté du lot≥ 98 % (HPLC)
DéveloppementAM833 code

Même longueur que l'amyline humaine native, avec substitutions anti-agrégation et acylation.

Récepteur de la calcitonine associé à RAMP1, RAMP2 ou RAMP3 — trois profils pharmacologiques distincts.

Objectif principal de la modification de séquence, vérifié au contrôle qualité du lot.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité confirmée par spectrométrie de masse, certificat publié en clair.

Identifiant du composé dans la littérature clinique, en cours d'évaluation.

Repères

Classe pharmacologique — Analogue d'amyline

L'amyline est co-sécrétée avec l'insuline par les cellules bêta du pancréas. Elle agit sur des récepteurs du tronc cérébral et signale la satiété par une voie entièrement distincte de celle du GLP-1. C'est cette indépendance qui fonde l'intérêt des protocoles d'association.

Identité moléculaire — 32 acides aminés

L'amyline humaine, également appelée IAPP, compte 32 résidus. Le cagrilintide en reprend l'architecture avec des substitutions destinées à supprimer l'agrégation, et une chaîne d'acide gras assurant la liaison à l'albumine. Son code de développement est AM833.

Problème résolu — Agrégation amyloïde

L'amyline humaine native s'agrège spontanément en fibrilles amyloïdes, phénomène décrit dans le pancréas des sujets diabétiques. Cette propriété la rend inutilisable comme outil expérimental. La modification de séquence des analogues vise précisément à la supprimer.

Récepteur — Complexe, non unitaire

Le récepteur de l'amyline n'est pas une entité unique : c'est le récepteur de la calcitonine associé à une protéine modificatrice RAMP. Trois combinaisons existent, aux profils pharmacologiques distincts, ce qui complique nettement l'interprétation des données.

Usage étudié — Association GLP-1

La voie de l'amyline étant indépendante de celle du GLP-1, les deux signaux de satiété sont complémentaires plutôt que redondants. C'est la raison pour laquelle le cagrilintide est le plus souvent étudié en association avec un agoniste incrétine plutôt qu'isolément.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — voie de satiété non incrétine · Tronc cérébral et area postrema

L'amyline est co-sécrétée avec l'insuline par les cellules bêta pancréatiques et agit sur des récepteurs situés dans le tronc cérébral, notamment l'area postrema — une région dont la barrière hémato-encéphalique est incomplète, ce qui la rend accessible aux signaux circulants. Elle ralentit la vidange gastrique et signale la satiété par un circuit distinct de celui du GLP-1. Deux voies indépendantes convergeant vers le même effet : c'est le fondement mécanistique des protocoles d'association.

Axe 2 — complexes récepteurs · Calcitonine et protéines RAMP

Le récepteur de l'amyline n'existe pas comme protéine unique : il résulte de l'association du récepteur de la calcitonine avec une protéine modificatrice d'activité, RAMP1, RAMP2 ou RAMP3. Chaque combinaison présente un profil pharmacologique propre, et leur distribution tissulaire diffère. Cette architecture composite est une source majeure de complexité dans l'interprétation des données : un même ligand peut produire des effets distincts selon la composition du récepteur qu'il rencontre.

Axe 3 — agrégation supprimée · Du problème amyloïde à l'analogue stable

L'amyline humaine native s'agrège spontanément en fibrilles amyloïdes, dépôts décrits dans les îlots pancréatiques des sujets diabétiques et suspectés de contribuer à la perte de cellules bêta. Cette propriété rend le peptide natif inutilisable comme outil, tant pour des raisons de stabilité que de sécurité. Les substitutions introduites dans le cagrilintide visent à supprimer cette tendance, et leur efficacité constitue un paramètre du contrôle qualité de chaque lot.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle retenu relie l'activation de récepteurs amyline du tronc cérébral à un signal de satiété et à un ralentissement de la vidange gastrique, par une voie indépendante de celle du GLP-1, ce qui fonde la logique d'association entre les deux classes. Les substitutions anti-agrégation résolvent le principal obstacle pratique posé par le peptide natif, et l'acylation confère la durée d'action nécessaire à un usage expérimental. Deux réserves accompagnent cette lecture. L'architecture composite du récepteur, associant récepteur de la calcitonine et protéine RAMP en trois combinaisons possibles, rend l'attribution des effets à un complexe donné très difficile. Par ailleurs, le composé est le plus souvent étudié en association, ce qui limite les données disponibles sur son action isolée. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur la régulation de la satiété ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur Cagrilintide

Repères de recherche sur le cagrilintide : amyline et satiété, complexes récepteurs RAMP, agrégation amyloïde, association avec les agonistes GLP-1, reconstitution et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que le cagrilintide ?

Un analogue acylé de l'amyline humaine comptant 32 acides aminés, modifié pour supprimer sa tendance à l'agrégation en fibrilles et porter une chaîne d'acide gras qui prolonge sa durée d'action. Son code de développement est AM833. La forme distribuée ici est un lyophilisat de grade laboratoire destiné à la recherche in vitro.

Qu'est-ce que l'amyline ?

Un peptide de 37 acides aminés co-sécrété avec l'insuline par les cellules bêta du pancréas, également appelé IAPP pour islet amyloid polypeptide. Elle agit sur des récepteurs du tronc cérébral, ralentit la vidange gastrique et signale la satiété par une voie distincte de celle du GLP-1.

Pourquoi l'associer à un agoniste GLP-1 ?

Parce que les deux voies de satiété sont indépendantes et donc complémentaires plutôt que redondantes. Un signal passe par les récepteurs incrétines, l'autre par les récepteurs de l'amyline du tronc cérébral. C'est la logique qui sous-tend la majorité des protocoles publiés sur ce composé, généralement étudié en association plutôt qu'isolément.

Qu'est-ce que l'area postrema ?

Une région du tronc cérébral dont la barrière hémato-encéphalique est incomplète, ce qui la rend accessible aux molécules circulantes. Elle joue un rôle de capteur des signaux périphériques et intervient dans le contrôle de la nausée et de la satiété. C'est l'un des sites d'action décrits pour l'amyline et ses analogues.

Pourquoi le récepteur de l'amyline est-il complexe ?

Parce qu'il n'existe pas comme protéine unique. Il résulte de l'association du récepteur de la calcitonine avec une protéine modificatrice d'activité, RAMP1, RAMP2 ou RAMP3. Chaque combinaison a un profil pharmacologique propre et une distribution tissulaire différente. Un même ligand peut donc produire des effets distincts selon le complexe rencontré.

Que sont les protéines RAMP ?

Les receptor activity-modifying proteins sont des protéines transmembranaires qui s'associent à certains récepteurs et modifient leur pharmacologie — affinité, sélectivité, trafic intracellulaire. Elles constituent un mécanisme de diversification : un même gène de récepteur peut donner plusieurs entités fonctionnelles selon la RAMP qui l'accompagne.

Qu'est-ce que l'agrégation amyloïde ?

La tendance de certaines protéines à s'assembler spontanément en fibrilles insolubles. L'amyline humaine native présente fortement cette propriété, et des dépôts amyloïdes sont décrits dans les îlots pancréatiques des sujets diabétiques, où ils sont suspectés de contribuer à la perte de cellules bêta. C'est le principal obstacle que les analogues doivent résoudre.

Comment les analogues suppriment-ils cette agrégation ?

Par substitution des résidus responsables de l'assemblage en feuillets bêta, structure qui sous-tend la formation des fibrilles. L'amyline de rat, naturellement non amyloïdogène, a servi de modèle pour identifier les positions critiques. L'efficacité de ces substitutions est un paramètre du contrôle qualité de chaque lot.

Qu'apporte l'acylation ?

La chaîne d'acide gras greffée sur la molécule assure une liaison réversible à l'albumine plasmatique. Le complexe échappe à la filtration rénale et aux peptidases, ce qui prolonge considérablement la durée d'action. C'est la même stratégie que celle employée pour le sémaglutide et le tirzépatide.

Quelle différence avec la pramlintide ?

La pramlintide est un analogue d'amyline de première génération, non acylé, à durée d'action courte, autorisé aux États-Unis dans une indication précise. Le cagrilintide est un analogue à action prolongée grâce à son acylation, conçu pour une administration hebdomadaire et étudié principalement en association.

Que sait-on de son action isolée ?

Moins que de son action en association, ce qui est une limite du dossier. Le composé étant développé principalement comme partenaire d'un agoniste incrétine, la majorité des données publiées portent sur la combinaison. Isoler la contribution propre du cagrilintide exigerait des bras comparateurs que les protocoles disponibles ne comportent pas toujours.

Comment reconstituer le cagrilintide lyophilisé ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter — l'agitation favorise l'agrégation, particulièrement critique pour un analogue d'amyline. La solution doit être parfaitement limpide.

Pourquoi l'agitation est-elle particulièrement à éviter ici ?

Parce que le cisaillement mécanique et l'interface air-liquide créée par l'agitation favorisent le dépliement partiel des chaînes peptidiques, première étape de l'agrégation. Sur un analogue d'amyline, dont toute la conception vise à supprimer cette tendance, c'est une précaution encore plus importante que pour les autres peptides.

Comment conserver le cagrilintide ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte en années. Reconstitué, entre 2 et 8 °C, avec une stabilité de deux à quatre semaines. Toute apparition de turbidité ou de particules en suspension doit conduire à écarter le flacon : elle peut signaler un début d'agrégation.

Quelle pureté présente le cagrilintide Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 % et son identité confirmée par spectrométrie de masse. Le contrôle porte également sur l'absence d'agrégats, paramètre spécifique à cette famille de composés, ainsi que sur la teneur en endotoxines.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

L'architecture composite du récepteur rend l'attribution des effets à un complexe donné très difficile. Le composé est majoritairement étudié en association, ce qui limite les données sur son action propre. Enfin, il est en cours d'évaluation clinique, sans données de résultats à long terme.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le Cagrilintide distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

Le cagrilintide est un composé en cours d'évaluation clinique. Il ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni ailleurs. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Les substances pharmacologiques dépourvues d'autorisation de mise sur le marché relèvent par défaut de la catégorie S0 de la liste de l'Agence mondiale antidopage. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun d'en consulter la version en vigueur. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

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