Standard Peptide
Régénération & réparation tissulaire

KPV : le tripeptide anti-inflammatoire dérivé de l'α-MSH

Le KPV est un tripeptide correspondant au fragment C-terminal de l'α-MSH, qui conserve l'activité anti-inflammatoire de l'hormone sans son effet sur la pigmentation.

Flacon de KPV 10mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

Le KPV est le tripeptide C-terminal de l'α-MSH, décrit comme inhibiteur de la voie NF-κB dans les modèles de colite.

Dosages disponibles10 mg · 30 mg
Prix10 mg — 60 € · 30 mg — 100 €
Pureté HPLC98,9 %
Numéro de lotSP-2409-KPV
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique3 aa
Masse molaire≈ 342 g/mol
Hormone parente13 aa (α-MSH)
Pureté du lot≥ 99 % (HPLC)
Effet MC1R0 pigmentation

Lys-Pro-Val — le plus petit composé du catalogue, fragment C-terminal de l'α-MSH.

Masse minimale, qui autorise le franchissement de barrières épithéliales inaccessibles aux peptides longs.

L'α-MSH complète, dont le KPV ne reprend que les trois derniers résidus.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité confirmée par spectrométrie de masse, certificat publié en clair.

La troncature supprime l'affinité pour le récepteur des mélanocytes : aucune action sur la mélanogenèse.

Repères

Origine — Fragment 11-13 de l'α-MSH

Le KPV reprend les trois derniers résidus de l'hormone mélanotrope alpha. Cette troncature extrême est précisément son intérêt : elle conserve l'activité anti-inflammatoire de la molécule mère en supprimant l'affinité pour le MC1R, donc l'effet pigmentant.

Identité moléculaire — 3 acides aminés

Lysine, proline, valine — soit environ 342 g/mol. C'est le plus petit composé de notre catalogue. Sa taille minuscule lui permet d'emprunter des voies de transport peptidique intestinales inaccessibles aux molécules plus grandes, ce qui explique l'intérêt porté à sa biodisponibilité.

Mécanisme étudié — Voie NF-κB

La littérature décrit une action sur NF-κB, facteur de transcription qui agit comme interrupteur maître de la réponse inflammatoire. Le moduler revient à intervenir en amont de la cascade plutôt que sur ses produits — mécanisme distinct de celui des anti-inflammatoires classiques.

Champ d'application — Épithéliums

L'essentiel des travaux porte sur la barrière épithéliale intestinale et cutanée, contextes où l'inflammation chronique entrave la réparation. La très petite taille du peptide est ici un atout : elle lui permet d'atteindre des compartiments inaccessibles aux peptides longs.

Contrainte pratique — Stabilité en solution

Un tripeptide est parmi les molécules les plus sensibles à l'hydrolyse en solution. La conservation après reconstitution est nettement plus brève que pour les peptides longs, ce qui impose de préparer des aliquots dès la première ouverture.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — voie NF-κB · L'interrupteur maître de l'inflammation

NF-κB est un facteur de transcription maintenu inactif dans le cytoplasme par une protéine inhibitrice. Lorsqu'un signal pro-inflammatoire survient, cette inhibition est levée, NF-κB migre dans le noyau et déclenche l'expression de dizaines de gènes : cytokines, chimiokines, molécules d'adhésion. Agir sur ce facteur revient à intervenir à la source de la cascade plutôt que sur ses produits terminaux — c'est une différence de niveau avec les anti-inflammatoires qui bloquent une enzyme ou un médiateur en aval.

Axe 2 — dissociation fonctionnelle · Anti-inflammation sans pigmentation

L'α-MSH entière porte deux activités distinctes : une action pigmentante par le MC1R des mélanocytes, et une action anti-inflammatoire. Le fragment KPV conserve la seconde et perd la première, la séquence de trois résidus étant trop courte pour établir les contacts nécessaires à la liaison au MC1R. C'est un exemple net de dissociation fonctionnelle par troncature — la même logique qui, appliquée différemment, a donné le PT-141 à partir du melanotan II.

Axe 3 — barrière épithéliale · Transport et compartiments accessibles

La littérature décrit une action sur l'intégrité de la barrière épithéliale, intestinale comme cutanée. La très petite taille du tripeptide est déterminante : elle lui permet d'emprunter les transporteurs de peptides intestinaux, notamment PepT1, qui prennent en charge les di- et tripeptides issus de la digestion. Ces voies sont inaccessibles aux peptides plus longs, ce qui confère au KPV un profil de distribution sans équivalent parmi les composés de notre catalogue.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle retenu relie une modulation de la voie NF-κB à une réduction de l'expression des médiateurs pro-inflammatoires, dans un contexte épithélial où la très petite taille du peptide lui permet d'atteindre des compartiments inaccessibles aux molécules plus grandes. La dissociation d'avec l'activité pigmentante de l'α-MSH est bien établie et repose sur une explication structurale simple. Deux réserves accompagnent cette lecture. Le récepteur ou la cible moléculaire directe du KPV n'est pas formellement identifié : l'action sur NF-κB est documentée mais son point d'entrée reste discuté. Par ailleurs, la littérature est majoritairement préclinique, avec peu de données humaines contrôlées. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur l'inflammation épithéliale ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur KPV

Repères de recherche sur le KPV : identité moléculaire, filiation avec l'α-MSH, voie NF-κB, barrière épithéliale, transport intestinal, conservation et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que le KPV ?

Un tripeptide composé de lysine, proline et valine, correspondant aux résidus 11 à 13 de l'α-MSH, d'une masse molaire d'environ 342 g/mol. C'est le plus petit composé de notre catalogue. Il conserve l'activité anti-inflammatoire de l'hormone mère sans son effet pigmentant. La forme distribuée ici est un lyophilisat destiné à la recherche in vitro.

Qu'est-ce que la voie NF-κB ?

NF-κB est un facteur de transcription qui agit comme interrupteur maître de la réponse inflammatoire. Maintenu inactif dans le cytoplasme, il migre dans le noyau lorsqu'un signal pro-inflammatoire lève cette inhibition, et déclenche alors l'expression de dizaines de gènes : cytokines, chimiokines, molécules d'adhésion. C'est un point de contrôle en amont de toute la cascade.

Pourquoi un peptide aussi court est-il actif ?

Parce que la longueur ne détermine pas l'activité : ce qui compte est la reconnaissance par une cible moléculaire. Trois résidus peuvent suffire à établir les contacts nécessaires si la géométrie est adaptée. En revanche, la brièveté a un coût pratique : les tripeptides sont parmi les molécules les plus sensibles à l'hydrolyse en solution.

Pourquoi le KPV n'a-t-il pas d'effet sur la pigmentation ?

Parce que la séquence de trois résidus est trop courte pour établir les contacts nécessaires à la liaison au MC1R, récepteur des mélanocytes. L'α-MSH entière, de treize acides aminés, dispose des points d'ancrage requis ; son fragment C-terminal ne les a pas. C'est une dissociation fonctionnelle obtenue par simple troncature.

Qu'est-ce que la barrière épithéliale ?

La couche de cellules jointives qui sépare l'intérieur de l'organisme du milieu extérieur — intestin, peau, voies respiratoires. Son intégrité repose sur des jonctions serrées entre cellules voisines. Une altération de cette barrière laisse passer des molécules qui déclenchent une réponse inflammatoire, mécanisme central de plusieurs pathologies digestives et cutanées.

Qu'est-ce que le transporteur PepT1 ?

Un transporteur de la membrane intestinale qui prend en charge les di- et tripeptides issus de la digestion des protéines. Il est spécifique des très petites chaînes : les peptides de quatre résidus et plus ne l'empruntent pas. Le KPV, tripeptide, peut donc théoriquement l'utiliser, ce qui lui confère un profil d'absorption sans équivalent parmi les composés de notre catalogue.

Le récepteur du KPV est-il identifié ?

Non, et c'est une limite importante de sa caractérisation. L'action sur la voie NF-κB est documentée, mais le point d'entrée moléculaire — récepteur membranaire, cible intracellulaire directe — reste discuté. Sans cible clairement établie, les mécanismes proposés conservent une part conjecturale, même lorsque les effets observés sont reproductibles.

Quelle différence avec le BPC-157 ?

Les deux sont étudiés en réparation tissulaire mais par des voies distinctes. Le BPC-157 agit principalement sur l'angiogenèse et la synthèse de collagène — il construit du tissu. Le KPV agit sur le contrôle inflammatoire par la voie NF-κB — il lève un frein. Dans un modèle où l'inflammation chronique entrave la réparation, les deux approches sont complémentaires.

Qu'est-ce que l'α-MSH ?

L'hormone mélanotrope alpha est un peptide de treize acides aminés issu du clivage de la pro-opiomélanocortine, la même protéine précurseur qui donne l'ACTH et les endorphines. Elle porte deux activités distinctes : pigmentante via le MC1R, et anti-inflammatoire. Le KPV en isole la seconde.

Le KPV est-il utilisable par voie orale ?

La possibilité qu'il emprunte le transporteur intestinal PepT1 rend la voie orale théoriquement envisageable, ce qui est exceptionnel pour un peptide. La proportion réellement absorbée sous forme intacte et atteignant une concentration active reste cependant mal caractérisée. Nous ne fournissons aucun protocole d'administration.

Peut-on l'associer à d'autres composés ?

Les protocoles de recherche décrits l'associent parfois au BPC-157 ou au TB-500, dans une logique de complémentarité : contrôle inflammatoire d'un côté, construction tissulaire et migration cellulaire de l'autre. Comme toujours, chaque composé supplémentaire rend l'attribution causale d'un effet observé plus difficile et doit être justifié par la question posée.

Comment reconstituer le KPV lyophilisé ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter. La solution obtenue doit être limpide et incolore ; toute turbidité ou particule en suspension indique un problème.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 10 mg reconstitué avec 2 mL donne 5 mg/mL ; avec 1 mL, il donne 10 mg/mL. Les volumes usuels en laboratoire vont de 1 à 3 mL. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver le KPV ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte en années. Reconstitué, la stabilité est nettement plus brève que pour les peptides longs — de l'ordre d'une semaine entre 2 et 8 °C. Un tripeptide est parmi les molécules les plus sensibles à l'hydrolyse : préparer des aliquots dès la première ouverture.

Quelle pureté présente le KPV Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et son identité est confirmée par spectrométrie de masse. Le certificat du lot en stock est publié en clair sur cette page, sans inscription ni vérification d'adresse.

Pourquoi la spectrométrie de masse est-elle critique sur un tripeptide ?

Parce qu'avec trois résidus seulement, les impuretés de synthèse sont des dipeptides ou des acides aminés libres dont le comportement chromatographique peut être proche. Par ailleurs, la marge est faible : une seule substitution représente une part importante de la molécule. Seule la mesure de masse exacte confirme l'identité avec certitude.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le KPV distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

Le KPV ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni ailleurs. Aucune spécialité pharmaceutique ne le contient. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Les substances pharmacologiques dépourvues d'autorisation de mise sur le marché relèvent par défaut de la catégorie S0 de la liste de l'Agence mondiale antidopage. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun d'en consulter la version en vigueur. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

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