Standard Peptide
Vitalité, libido & mélanocortines

Kisspeptine-10 : le déclencheur en amont de l'axe reproductif

La kisspeptine-10 est un décapeptide agissant sur le récepteur GPR54, identifié comme le régulateur situé en amont des neurones à GnRH et déterminant du contrôle central de la reproduction.

Flacon de Kisspeptine-10 10mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

La kisspeptine-10 agit sur le récepteur KISS1R des neurones à GnRH, point d'entrée des travaux sur la régulation de l'axe reproducteur.

Dosages disponibles10 mg
Prix10 mg — 80 €
Pureté HPLC98,8 %
Numéro de lotSP-2409-KIS
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique10 aa
Masse molaire≈ 1 302 g/mol
Cible moléculaire1 récepteur
Pureté du lot≥ 99 % (HPLC)
Demi-vie plasmatiqueminutes T½

Fragment C-terminal actif de la kisspeptine, amidé — l'amidation étant indispensable à l'activité.

Valeur du décapeptide amidé ; la spectrométrie de masse confirme l'identité du lot sur cette valeur.

GPR54, aussi appelé KISS1R, exprimé par les neurones à GnRH de l'hypothalamus.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité confirmée par spectrométrie de masse, certificat publié en clair.

Très courte, de l'ordre de quelques minutes — contrainte majeure pour la conception d'un protocole.

Repères

Position dans l'axe — Au-dessus de la GnRH

La kisspeptine agit sur les neurones à GnRH de l'hypothalamus, en amont de tout l'axe reproductif. Sa découverte a considérablement remanié la compréhension du contrôle central de la reproduction, en plaçant un étage régulateur au-dessus de la GnRH que l'on croyait initiale.

Identité moléculaire — 10 acides aminés

Séquence Tyr-Asn-Trp-Asn-Ser-Phe-Gly-Leu-Arg-Phe-NH₂, masse molaire d'environ 1 302 g/mol. L'amidation de l'extrémité C-terminale est indispensable à l'activité : une forme en acide libre perd l'essentiel de son affinité pour le récepteur.

Cible moléculaire — GPR54 (KISS1R)

Un récepteur couplé aux protéines G exprimé par les neurones à GnRH. Son identification comme récepteur de la kisspeptine, au début des années 2000, est venue de l'étude de familles présentant un hypogonadisme d'origine génétique — une démonstration humaine directe de son rôle.

Autre dénomination — Métastine

Le gène KISS1 a d'abord été identifié comme suppresseur de métastases, d'où ce second nom. Le peptide est donc étudié dans deux champs sans rapport apparent : la reproduction et la biologie tumorale. Cette double identité est une particularité rare.

Contrainte expérimentale — Pulsatilité obligatoire

La GnRH doit être libérée par pulses : une stimulation continue désensibilise le système au lieu de l'activer, phénomène exploité en thérapeutique pour obtenir l'effet inverse. Le schéma d'administration détermine donc le sens même du résultat obtenu.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — déclenchement de l'axe · GPR54 et neurones à GnRH

La kisspeptine se lie au GPR54 exprimé par les neurones à GnRH de l'hypothalamus et déclenche la libération de GnRH. Celle-ci provoque à son tour la sécrétion de LH et de FSH par l'hypophyse, lesquelles agissent sur les gonades qui produisent les stéroïdes sexuels. C'est le point de départ de toute la cascade reproductive, et la démonstration humaine en est venue de familles présentant des mutations inactivatrices du GPR54, responsables d'un hypogonadisme complet.

Axe 2 — pulsatilité · Le schéma d'administration détermine le résultat

La GnRH doit être libérée de façon pulsatile pour activer l'axe. Une stimulation continue produit l'effet inverse : elle désensibilise les récepteurs hypophysaires et éteint la sécrétion de gonadotrophines — mécanisme exploité en thérapeutique par les agonistes de GnRH à action prolongée. Pour la kisspeptine, cela signifie que le schéma d'administration ne module pas seulement l'intensité de l'effet, mais son sens même. C'est une contrainte expérimentale de premier ordre.

Axe 3 — double identité · Reproduction et suppression métastatique

Le gène KISS1 a d'abord été identifié comme suppresseur de métastases, d'où le nom de métastine donné au peptide. Son rôle dans l'axe reproductif n'a été découvert que plus tard. Le composé est donc étudié dans deux champs sans rapport apparent, avec deux littératures largement disjointes. Cette dualité est une particularité rare et signifie qu'une recherche bibliographique sur ce peptide doit préciser lequel des deux axes elle vise.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle retenu place la kisspeptine en amont des neurones à GnRH, comme déclencheur de la cascade hypothalamo-hypophyso-gonadique. Ce positionnement bénéficie d'une démonstration humaine directe et rare en pharmacologie peptidique : les mutations inactivatrices du GPR54 produisent un hypogonadisme complet, ce qui établit la nécessité de la voie sans recourir à un modèle animal. Deux réserves accompagnent cette lecture. La demi-vie très courte du décapeptide impose des contraintes lourdes à la conception de tout protocole. Et la nécessité d'une administration pulsatile signifie qu'un schéma continu produit l'effet opposé à celui recherché, ce qui rend les résultats extrêmement dépendants du protocole. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur le contrôle central de la reproduction ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur Kisspeptine-10

Repères de recherche sur la kisspeptine-10 : identité moléculaire, récepteur GPR54, axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, pulsatilité, double identité KISS1, conservation et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que la kisspeptine-10 ?

Un décapeptide de séquence Tyr-Asn-Trp-Asn-Ser-Phe-Gly-Leu-Arg-Phe-NH₂, fragment C-terminal actif de la kisspeptine, d'une masse molaire d'environ 1 302 g/mol. Il agit sur le récepteur GPR54 exprimé par les neurones à GnRH de l'hypothalamus. La forme distribuée ici est un lyophilisat de grade laboratoire destiné à la recherche in vitro.

Qu'est-ce que l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique ?

La cascade hormonale qui régule la fonction reproductive. L'hypothalamus libère la GnRH de façon pulsatile ; l'hypophyse répond par la sécrétion de LH et de FSH ; les gonades produisent les stéroïdes sexuels, qui exercent en retour un rétrocontrôle sur les deux étages supérieurs. La kisspeptine agit au-dessus de tout cela, sur les neurones à GnRH eux-mêmes.

Pourquoi sa découverte a-t-elle été importante ?

Parce qu'elle a placé un étage régulateur au-dessus de la GnRH, que l'on croyait le point de départ de l'axe. Cette découverte est venue de l'étude de familles présentant un hypogonadisme d'origine génétique, chez lesquelles des mutations inactivatrices du GPR54 ont été identifiées. C'est une démonstration humaine directe, rare et donc particulièrement solide.

Qu'est-ce que le récepteur GPR54 ?

Un récepteur couplé aux protéines G, également appelé KISS1R, exprimé par les neurones à GnRH de l'hypothalamus. Son activation par la kisspeptine déclenche la libération de GnRH. Les mutations qui l'inactivent produisent chez l'humain un hypogonadisme complet, ce qui établit la nécessité de cette voie pour le fonctionnement de l'axe reproductif.

Pourquoi la pulsatilité est-elle si importante ?

Parce qu'une stimulation continue de l'axe produit l'effet inverse d'une stimulation pulsatile : elle désensibilise les récepteurs hypophysaires et éteint la sécrétion de gonadotrophines. Ce mécanisme est exploité en thérapeutique par les agonistes de GnRH à action prolongée, précisément pour supprimer l'axe. Pour la kisspeptine, le schéma d'administration détermine donc le sens même du résultat obtenu.

Pourquoi l'amidation C-terminale est-elle indispensable ?

Parce que le récepteur reconnaît cette extrémité amidée dans sa poche de liaison. Une forme en acide libre perd l'essentiel de son affinité et donc son activité. C'est une caractéristique commune à plusieurs peptides RFamide, famille à laquelle appartient la kisspeptine. Un certificat d'analyse doit confirmer cette amidation, faute de quoi le composé peut être inactif.

Pourquoi l'appelle-t-on aussi métastine ?

Parce que le gène KISS1 a d'abord été identifié comme suppresseur de métastases, avant que le rôle de son produit dans l'axe reproductif ne soit découvert. Le peptide est donc étudié dans deux champs sans rapport apparent, avec deux littératures largement disjointes. Une recherche bibliographique sur ce composé doit préciser lequel des deux axes elle vise.

Quelle est sa demi-vie ?

Très courte, de l'ordre de quelques minutes. C'est une contrainte expérimentale majeure : elle impose soit des administrations répétées, soit une perfusion, soit l'usage d'analogues stabilisés. Cette brièveté est la conséquence directe de sa nature de décapeptide non modifié, dépourvu des protections structurales des analogues de synthèse.

Quelle différence avec la kisspeptine-54 ?

La kisspeptine-54 est la forme longue du peptide issu du gène KISS1 ; la kisspeptine-10 en est le fragment C-terminal actif. Les deux se lient au même récepteur, mais leur pharmacocinétique diffère : la forme longue présente une demi-vie plus étendue. La forme courte est privilégiée en recherche pour sa simplicité de synthèse et de contrôle analytique.

Que sont la LH et la FSH ?

Les gonadotrophines hypophysaires. La LH, ou hormone lutéinisante, déclenche l'ovulation chez la femme et stimule la production de testostérone par les cellules de Leydig chez l'homme. La FSH, ou hormone folliculo-stimulante, soutient la maturation folliculaire et la spermatogenèse. Toutes deux sont libérées en réponse à la GnRH, elle-même déclenchée par la kisspeptine.

La kisspeptine agit-elle sur la libido ?

Certains travaux explorent des effets sur les circuits centraux liés au comportement, mais son mécanisme principal est endocrinien : elle déclenche une cascade hormonale. Elle diffère en cela du PT-141, qui agit directement sur des circuits hypothalamiques par la voie mélanocortinergique sans passer par l'axe gonadotrope. Les deux composés relèvent d'une même famille de produits mais de deux mécanismes distincts.

Comment reconstituer la kisspeptine-10 lyophilisée ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans jamais agiter. La solution obtenue doit être limpide et incolore ; toute turbidité ou particule en suspension indique un problème.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 5 mg reconstitué avec 2 mL donne 2,5 mg/mL ; avec 1 mL, il donne 5 mg/mL. Les volumes usuels en laboratoire vont de 1 à 3 mL. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver la kisspeptine-10 ?

Lyophilisée et scellée, à −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité : la stabilité se compte en années. Reconstituée, entre 2 et 8 °C, avec une stabilité brève, de l'ordre d'une semaine — le décapeptide non modifié est parmi les plus sensibles à l'hydrolyse de notre catalogue. Préparer des aliquots dès la première reconstitution.

Quelle pureté présente la kisspeptine-10 Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et son identité est confirmée par spectrométrie de masse. Le certificat vérifie également l'amidation C-terminale, indispensable à l'activité, et documente la teneur en endotoxines.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

La demi-vie très courte impose des contraintes lourdes à tout protocole et rend les comparaisons entre études difficiles, les schémas d'administration variant fortement. La nécessité d'une administration pulsatile signifie qu'un protocole continu produit l'effet opposé. Enfin, la double littérature du gène KISS1 impose de vérifier soigneusement à quel axe se rapporte chaque publication citée.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le Kisspeptine-10 distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

La kisspeptine-10 ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché, ni en France, ni dans l'Union européenne, ni ailleurs. Aucune spécialité pharmaceutique ne la contient. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Les substances pharmacologiques dépourvues d'autorisation de mise sur le marché relèvent par défaut de la catégorie S0 de la liste de l'Agence mondiale antidopage. Les modulateurs de l'axe hormonal font par ailleurs l'objet de sections spécifiques. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun d'en consulter la version en vigueur. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

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