Standard Peptide
Anti-âge cellulaire, peau & cheveux

GHK-Cu : le tripeptide cuivre de la matrice extracellulaire

Le GHK-Cu est un complexe entre le tripeptide glycyl-histidyl-lysine et un ion cuivre(II), naturellement présent dans le plasma humain, étudié pour son action sur le remodelage de la matrice extracellulaire.

Flacon de GHK-Cu 50mg lyophilisé — peptide de recherche Standard Peptide, pureté HPLC ≥ 99 %, certificat d'analyse par lot, usage in vitro

Le GHK-Cu est un complexe tripeptide-cuivre(II) qui agit comme transporteur de cuivre et régulateur de l'expression de gènes de remodelage cutané.

Dosages disponibles50 mg · 100 mg
Prix50 mg — 40 € · 100 mg — 60 €
Pureté HPLC99,2 %
Numéro de lotSP-2409-GHK
FormeLyophilisat, flacon scellé
UsageRecherche in vitro uniquement

Identité du composé

Longueur peptidique3 aa
Masse du complexe≈ 404 g/mol
Collagènes concernés2 types
Pureté du lot≥ 99 % (HPLC)
Antériorité1970s identification

Gly-His-Lys, l'un des plus courts peptides biologiquement actifs identifiés chez l'humain.

Tripeptide libre à ≈ 340 g/mol, complexé à un ion cuivre(II) coordonné par le résidu histidine.

Types I et III, dont le rapport évolue avec l'âge : le type I porte la résistance, le type III la souplesse.

Analyse par HPLC en phase inverse, identité et complexation du cuivre documentées sur le certificat.

Identifié comme facteur sérique lié à l'âge, ce qui en fait l'un des peptides de recherche les plus anciennement étudiés.

Repères

Origine biologique — Plasma humain

Le GHK est un tripeptide endogène présent dans le plasma humain. La littérature rapporte que sa concentration décline nettement avec l'âge, observation qui a fondé l'essentiel de l'intérêt qu'il suscite en recherche gérontologique. Il a été identifié par Loren Pickart dans les années 1970 comme facteur présent dans le sérum de sujets jeunes.

Identité moléculaire — Gly-His-Lys + Cu²⁺

Trois acides aminés et un ion cuivre(II). Le tripeptide libre pèse environ 340 g/mol, le complexe environ 404 g/mol. Le cuivre n'est pas un additif : le tripeptide possède pour cet ion une affinité de coordination très élevée, portée par le résidu histidine, et c'est le complexe entier qui porte l'activité décrite.

Distinction critique — GHK ≠ GHK-Cu

Le tripeptide non complexé n'a pas le même profil d'activité que le complexe cuivrique. Beaucoup de fournisseurs ne font pas la distinction, et un certificat qui ne documente pas la complexation du cuivre ne permet pas de savoir lequel des deux composés se trouve dans le flacon.

Mécanisme central — Remodelage matriciel

L'action décrite n'est pas une simple stimulation de la synthèse de collagène : la littérature rapporte un effet sur les collagènes de type I et III, sur les glycosaminoglycanes et sur les métalloprotéinases matricielles. C'est un rééquilibrage entre construction et dégradation, ce qui est mécanistiquement plus intéressant qu'un effet unidirectionnel.

Photosensibilité — Précaution spécifique

Le complexe cuivrique est sensible à la lumière. La solution reconstituée doit être conservée à l'abri, contrainte propre à ce composé et absente de la plupart des autres peptides. Une dégradation photochimique se traduit par une altération de la couleur caractéristique du complexe.

Mécanisme d'action décrit

Axe 1 — matrice extracellulaire · Collagène, glycosaminoglycanes et MMP

La matrice extracellulaire est le réseau de protéines et de polysaccharides qui entoure les cellules et donne au tissu sa structure mécanique : collagène pour la résistance à la traction, élastine pour le retour élastique, glycosaminoglycanes pour la rétention d'eau. La littérature décrit une action du GHK-Cu sur la synthèse des collagènes de type I et III et sur l'expression des métalloprotéinases matricielles, enzymes qui dégradent ce réseau. L'effet rapporté est un rééquilibrage du remodelage, non une stimulation unidirectionnelle de la synthèse.

Axe 2 — transport du cuivre · Cofacteur de la lysyl oxydase

Le cuivre est le cofacteur obligatoire de la lysyl oxydase, l'enzyme qui établit les pontages covalents entre fibres de collagène et d'élastine. Sans ces pontages, un tissu peut contenir du collagène en quantité sans en avoir les propriétés mécaniques. Le tripeptide agit comme véhicule de cet ion vers les sites où il est requis, ce qui relie directement son activité à la qualité structurale du tissu formé, et pas seulement à sa quantité.

Axe 3 — défense antioxydante · Superoxyde dismutase

Le cuivre est également le cofacteur de la superoxyde dismutase, première ligne de défense enzymatique contre le radical superoxyde produit en continu par la respiration mitochondriale. Plusieurs travaux décrivent une induction de cette enzyme sous l'effet du complexe. C'est une modulation en amont — augmenter la capacité de défense de la cellule — plutôt qu'un apport direct d'antioxydants, distinction importante sur le plan mécanistique.

Lecture mécanistique de la littérature — le modèle retenu relie la haute affinité du tripeptide pour le cuivre à un rôle de transport de cet ion vers deux enzymes qui en dépendent, la lysyl oxydase et la superoxyde dismutase, puis à une modulation de l'équilibre entre synthèse matricielle et activité des métalloprotéinases. Cette séquence offre une continuité entre les propriétés de coordination mesurées in vitro et les critères histologiques rapportés dans les modèles cutanés. Elle n'établit pas que la contribution du transport de cuivre et celle de la signalisation peptidique proprement dite soient d'importance comparable, question qui reste ouverte. Par ailleurs, une part notable de la littérature émane de travaux liés à l'auteur de la découverte initiale, ce qui constitue une limite de diversité des sources. Ces éléments soutiennent un programme de recherche sur la matrice extracellulaire ; ils ne constituent ni une recommandation clinique, ni une allégation relative au lyophilisat vendu pour la recherche.

Questions fréquentes sur GHK-Cu

Repères de recherche sur le GHK-Cu : identité du complexe, rôle du cuivre, matrice extracellulaire, métalloprotéinases, distinction avec le GHK libre, conservation et cadre réglementaire.

Qu'est-ce que le GHK-Cu ?

Un complexe entre le tripeptide glycyl-histidyl-lysine et un ion cuivre(II). Il est naturellement présent dans le plasma humain, où sa concentration décline avec l'âge selon la littérature. Le tripeptide libre pèse environ 340 g/mol, le complexe environ 404 g/mol. La forme distribuée ici est un lyophilisat de grade laboratoire destiné à la recherche in vitro.

Pourquoi le cuivre est-il indispensable ?

Parce que le tripeptide possède pour cet ion une affinité de coordination très élevée, portée par le résidu histidine, et que c'est le complexe entier qui porte l'activité biologique décrite. Le cuivre n'est pas un additif de formulation : il est le cofacteur des deux enzymes — lysyl oxydase et superoxyde dismutase — par lesquelles passe une partie du mécanisme.

Quelle différence entre GHK et GHK-Cu ?

Le GHK libre est le tripeptide seul ; le GHK-Cu est ce même tripeptide complexé au cuivre. Leur profil d'activité n'est pas identique, et la distinction est rarement faite par les fournisseurs. Un certificat d'analyse qui ne documente pas la complexation du cuivre ne permet pas de savoir lequel des deux composés se trouve dans le flacon.

Qu'est-ce que la matrice extracellulaire ?

Le réseau de protéines et de polysaccharides qui entoure les cellules et donne au tissu sa structure mécanique. Dans le derme, elle est faite de collagène, qui apporte la résistance à la traction, d'élastine, qui apporte le retour élastique, et de glycosaminoglycanes, qui retiennent l'eau. Le vieillissement cutané se caractérise par une dégradation de ce réseau plus rapide que sa reconstitution.

Que sont les métalloprotéinases matricielles ?

Les MMP sont des enzymes qui dégradent les composants de la matrice extracellulaire. Leur rôle n'est pas seulement destructeur : le remodelage normal exige de démonter l'ancienne matrice avant d'en construire une nouvelle. Le problème naît d'un déséquilibre entre cette dégradation et la synthèse. Le GHK-Cu est étudié pour une action modulatrice sur cet équilibre.

Quelle différence entre collagène de type I et de type III ?

Le type I est le plus abondant du derme adulte : il forme des fibres épaisses et apporte la résistance mécanique. Le type III forme des fibres plus fines, prédomine dans la peau jeune et dans les premières phases de la cicatrisation, et confère davantage de souplesse. Leur rapport évolue avec l'âge en faveur du type I ; un effet global sur « le collagène » ne dit donc rien de la qualité du tissu formé.

Qu'est-ce que la lysyl oxydase ?

L'enzyme qui établit les pontages covalents entre fibres de collagène et d'élastine, opération qui confère au tissu ses propriétés mécaniques. Elle exige du cuivre comme cofacteur. Sans ces pontages, un tissu peut contenir du collagène en quantité normale sans en avoir la résistance : c'est ce qui relie le transport du cuivre à la qualité structurale, et pas seulement à la quantité.

Qu'est-ce que la superoxyde dismutase ?

Une enzyme antioxydante qui convertit l'anion superoxyde, radical libre produit en continu par la respiration mitochondriale, en peroxyde d'hydrogène, ensuite pris en charge par la catalase. C'est la première ligne de défense contre le stress oxydatif. Plusieurs travaux décrivent une induction de son expression sous l'effet du GHK-Cu.

Le GHK-Cu est-il utilisable en application cutanée ?

Le tripeptide-1 cuivre figure dans des formulations cosmétiques commerciales, à des concentrations et dans des véhicules conçus à cet effet. Le flacon distribué ici est un lyophilisat de grade laboratoire destiné à la recherche in vitro : il n'est ni formulé, ni conservé, ni testé pour un usage topique, et nous ne fournissons aucun protocole d'application.

Pourquoi le GHK-Cu est-il photosensible ?

Parce que le complexe cuivrique se dégrade sous l'effet de la lumière, par des réactions photochimiques impliquant l'ion métallique. La solution reconstituée doit donc être conservée à l'abri, contrainte propre à ce composé et absente de la plupart des autres peptides. Une altération de la couleur caractéristique du complexe est le signe visible d'une dégradation.

Pourquoi sa concentration décline-t-elle avec l'âge ?

La littérature documente le fait sans l'expliquer complètement. Les hypothèses avancées portent sur une réduction de la protéolyse qui libère le tripeptide à partir de protéines matricielles plus grandes, notamment le collagène de type I lui-même. Cette observation est à l'origine de l'intérêt du composé en recherche gérontologique, mais une corrélation avec l'âge n'établit pas de causalité.

Comment reconstituer le GHK-Cu lyophilisé ?

Laisser le flacon revenir à température ambiante, injecter l'eau bactériostatique lentement contre la paroi interne, jamais directement sur le lyophilisat. Homogénéiser par rotation douce jusqu'à dissolution complète, sans agiter. La solution obtenue présente la couleur bleutée caractéristique du complexe cuivrique ; elle doit être conservée à l'abri de la lumière dès la reconstitution.

Quel volume d'eau bactériostatique utiliser ?

Le choix détermine la concentration finale. Un flacon de 50 mg reconstitué avec 5 mL donne 10 mg/mL ; avec 2 mL, il donne 25 mg/mL. Les volumes usuels varient selon le dosage du flacon. Un flacon de 3 cL d'eau bactériostatique est fourni avec chaque flacon commandé, et notre calculateur effectue le calcul dans les deux sens.

Comment conserver le GHK-Cu ?

Lyophilisé et scellé, à −20 °C, à l'abri de la lumière : la stabilité se compte en années. Reconstitué, entre 2 et 8 °C et impérativement à l'abri de la lumière, avec une stabilité de l'ordre de deux à quatre semaines. La protection lumineuse est ici plus importante que pour les autres peptides, du fait de la photosensibilité du complexe cuivrique.

Quelle pureté présente le GHK-Cu Standard Peptide ?

Chaque lot est analysé par HPLC en phase inverse avec une pureté minimale de 98 %, la plupart des lots dépassant 99 %, et son identité est confirmée par spectrométrie de masse. Le certificat documente également la complexation du cuivre — élément spécifique à ce composé, que la majorité des fournisseurs omet — ainsi que la teneur en endotoxines.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Une part notable de la littérature émane de travaux liés à l'auteur de la découverte initiale, ce qui limite la diversité des sources. Par ailleurs, la contribution respective du transport de cuivre et de la signalisation peptidique proprement dite n'est pas départagée. Enfin, l'essentiel des données provient de modèles cellulaires et animaux, les essais humains contrôlés étant rares.

À consulter

Avis réglementaire

Non destiné à la consommation humaine ou animale. Le GHK-Cu distribué par Standard Peptide est vendu exclusivement comme réactif de laboratoire pour la recherche in vitro. Il n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie, ni à être administré à un organisme vivant. Aucune donnée expérimentale citée sur cette page ne décrit ce produit de recherche. Les informations relatives à une dose, une voie ou une durée correspondent uniquement aux protocoles publiés dans la littérature et ne constituent jamais une posologie, une instruction de reconstitution ou une recommandation d'administration.

Le GHK-Cu ne dispose d'aucune autorisation de mise sur le marché comme médicament. Le tripeptide-1 cuivre figure par ailleurs dans des formulations cosmétiques réglementées, à des concentrations et dans des véhicules formulés à cet effet : ce sont des produits distincts du lyophilisat de grade laboratoire vendu ici. La pureté ≥ 99 % (HPLC), le conditionnement en flacon scellé et la disponibilité d'un certificat d'analyse sont des caractéristiques analytiques de laboratoire ; elles ne confèrent aucun statut pharmaceutique.

Le GHK-Cu ne figure pas nommément sur la liste des substances interdites de l'Agence mondiale antidopage. Cette liste est révisée chaque année et il appartient à chacun d'en consulter la version en vigueur auprès de l'autorité compétente. L'acquisition de ce flacon est réservée aux structures et professionnels qualifiés, capables d'assurer une utilisation expérimentale légale, la traçabilité du lot, un stockage conforme et une élimination selon les règles applicables aux réactifs de recherche.

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